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H sa ka fèt

VIP-Blog de hsakafet
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  • Créé le : 14/04/2007 23:58
    Modifié : 11/05/2009 16:31

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    La musique antillaise en panne d'image

    29/10/2007 19:55



    Trimestriel N°3 - H! # 26 - Octobre 2007

    Depuis des années, la musique dite antillaise est en panne de locomotive. Plus personne aux antil-les n’est capable d’attirer en masse.Les organisateurs de spectacles, publics ou privés, aspirant à quelques milliers d’entrées, doivent faire appel aux orchestres étrangers, souvent haïtiens. Mais à chaque fois qu’un groupe kompa doit se produire, on entend des vertes et des pas mûres du milieu musical martiniquais, artistes et médias fustigent :Il ne faudrait pas faire d’affiches 4x3 pour les annoncer, x vient trop souvent. Bref, on a pas le choix, mais il faut faire le strict minimum.

     

    Cette année, pour la clôture du Festival de Fort-de-France au stade Pierre Aliker, CARIMI a joué en ouverture d’un groupe d’antillais de Paris(je tairai leurs noms par solidarité avec les médias frustrés).Les télés d’ici d’une manière géné rale n’ont pas été autorisées à montrer les images. Sur Zouk TV et KMT no tamment, aux JT(s) du soir, on a vu que les haïtiens (CARIMI). Quelques jours Plus tard,(5 Août), ZOUKTV n’a pu diffuser que la première moitié du concert de Dillon, le show Carimi. On n’a pas vu l’ombre des artistes pa risiens sur la scène ce soir là.

    A la fin des années 70, les orchestres haïtiens étaient les maîtres du marché ,ils bombardaient les antilles de tubes chaque trimestre. C’était aussi le mo ment ou les orchestres d’ici étaient pléthoriques, prolixes de succès immortels. Les Malavoi, Perfecta, Sélecta (s), Léopards, Opération 78 tenaient la dragée haute aux Skah-shah, Volo Volo, Tabou Combo, DP Express, Mag-num Band, Djet X, Bossa Combo, Coupé Cloué, etc. Certes, les haïtiens avaient une marge confortable, mais ceux d’ici et les guadeloupéens étaient très compétitifs.

    Aujourd’hui, les artistes dits antillais ont abandonné leur marché naturel. Ils l’ont abandonné de deux manières :

       

      En produisant pour le marché national (français). Non pas au goût des communautés caraïbéennes et africaines, mais pour celui des européens.

    1.  

       

    2. Et Physiquement, depuis quelques années, à chaque fois qu’un talent antillais pointe la tête, il s’en va se noyer dans le ghetto communautaire à Paris.

       

    Jusqu’ici,c’est une catastrophe. Ce marché demeure imperméable, et il faut affronter la concurrence des antillais nés ou grandis à Paris, ainsi que les africains qui naviguent dans les mêmes eaux, avec d’autres influences.

    C’est un choix commercial que nous ne discuterons pas. Nous observons simplement que la Compagnie Créole détient le record des ventes de disques vendus en France par des artistes antil lais, alors qu’ici, ce groupe fait rire. Le public des antilles est donc méprisé, ses goûts et ses aspirations piétinés par ses musiciens. Bafoué, il s’accroche aux haïtiens dont la musique est adap-tée à ce marché ci.Les faits sont là:Il n’y a pas eu un seul tube en Martinique depuis"Haïtiantroua dour "volume 1 et le premier disque de Carimi, la même année.Le dernier succès d’un antillais remonte à Saël (tchimbé rèd pa moli), les anciens s’en souviennent sans doute! La vie nocturne est devenue complètement insipide, entraînant forcément dans son sillage les émissions télévisées qui en faisaient leur fond de commerce. Que dire de backstage et de zoukamine, cette année? Rien. Parceque si le meunier fournit de la mauvaise farine, le boulanger produit obligatoirement du mauvais pain. Mais les décideurs du milieu persistent à se faire harakiri en voulant nier l’évidence:il y a un vide à combler. La musique haïtienne est la seule à pouvoir le remplir efficacement et d’un point de vue économique, plus avantageusement. Radios et télévisions, dont on connaît la précarité du bud-get, ne paient aucun droit pour sa diffusion, les tenanciers de bar et les organisateurs de soirée quel-conque n’ont pas à payer pour jouer un disque qu’ils ont acheté, les musiciens de base, ceux qui aident à tuer l’ennui du week-end dans les dîners dansants, les midi-minuit, les animations d’hôtel et de restaurants ou d’autres soirées privées et publiques font un lourd usage des reprises de kompa, le grand public en redemande. Malgré cela, les meneurs insistent, étouffant la poule aux œufs d’or. Le 21 juillet, au stade de Dillon, ils ont reçu une bonne leçon :

    A force de vouloir faire obstruction, ils ont fini par s’obstruer eux-mêmes!

     

     

     






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