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H sa ka fèt

VIP-Blog de hsakafet
  • 39 articles publiés
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  • Créé le : 14/04/2007 23:58
    Modifié : 11/05/2009 16:31

    Garçon (40 ans)
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    Les tribulations du H!

    26/04/2008 06:13



    Ce petit feuillet décidément, fait beaucoup de mal à certaines personnes dans ce département.  

     

    Lorsque nous avons publié le 1er volume de « H ! Sa ka fèt » entre septembre 2000 et août 2002, nous espé -rions par cette publication exciter nos compatriotes ayant quelque  intérêt sur cette île à se doter d’une voix qui pourrait défendre leurs inté rêts communautaires. Apparemment, la barre a été placée trop haut. Des can-didats journalistes ont tenu des réunions préli mi naires, des questions nous ont été posées, mais l’absence de bénéfices financiers dans les perspectives a sans doute tué ces projets dans l’œuf. Hé oui ! l’idée d’offrir son temps, sa formation intellectuelle en plus de son argent pour la défense d’intérêt  plutôt diffus n’a pas du tout  plu à ceux qui pou-vaient réaliser le journal. Quant aux financiers éventuels,  puis qu’il n’y aurait aucun retour sur investissement cela ne leur a pas in-téressé, surtout qu’ils se sont entendus dire : «  jounal hayisien isi, sé pawòl initil ».  

    Les autochtones ont été plus prompts à réagir. C’est ainsi qu’on avait vu naître un journal haïtien édité à Paris, avec des interviews et des articles de responsables politiques et syndicaux martiniquais. Ils avaient des commerciaux en Martinique qui allaient démarcher ceux qui à l’époque nous soutenaient par leurs publicités. Evidemment, animé de mauvais sentiments, ce feuillet était médiocre. D’au- tres médias avec pignon sur rue, qui  se disaient amis de la communauté, se sont aussi fâ-chés avec nous, parce qu’ils écrivaient des inepties sur Haïti que nous avons signalées. Nous souhaitions donc susciter de la concurrence, et nous en avons eu, même si c’était dans le sens contraire de nos désirs. Je me suis fais au passage quel-ques ennemis, j’ai aussi perdu des amis ; mais tant qu’il s’agit de défendre la justice et la vérité, les dégâts collatéraux n’ont aucune importance. Je m’étais engagé pour réaliser le journal pendant 2 années, et c’est ce que j’ai fait. Je pensais quitter la Martinique après cela, mais je n’ai pas pu. Rester ici, à la demande des membres de l’Association Culturelle Boyo j’ai sorti 2 bulletins exceptionnels en 2 occasions différentes et une brochure. Ces publica-tions frôlaient l’illégalité, n’entraient dans aucun cadre juridique sinon que je m’étais fait un devoir de les dé-poser à la préfecture avant de les distribuer gratuitement au public.    

     

    Le second volume du H !(trimestriel) avait au départ 2 moteurs principaux : 1) offrir un cadre juridique à d’ éventuelles publications à venir de l’association. 2) L’insistance de feu Wesner Morancy pour redonner une voix à la communauté avec sa promesse que lui et d’autres se chargeraient de la rédaction. Je me retrouve encore une fois tout seul. Wesner a envoyé un texte indigne de lui que j’ai catégoriquem ent refusé de pu-blier, ensuite il est mort. Tandis qu’ une jeune femme avait remis un texte que j’ai laissé passer dans le premier numéro. Les autres, correcteur compris, ont pris la poudre d’escampette, complètement évanouis dans la na-ture, sans doute qu’ils sont occupés à se chercher un peu de caractère. 

    Ce sont encore les autochtones, sans que je puisse comprendre pourquoi, qui  mènent contre moi une guerre sans merci. Ils m’attaquent sur tous les front s : les abonnés, les commanditaires,  le blog:

    Les abonnés : Je n’ai jamais considéré la Martinique comme un lieu de rési dence.Je m’y suis seulement à quelques reprises, cette fois-ci encore, retrou vé bloquer. Cependant, mes rares amis, sont des autochtones de cette île. Sans eux, ce feuillet n’existerait pas et je ne tolèrerais pas qu’ils l’achètent  Il reste que, pas une seule personne originaire de cette île ne paie ce journal , pas une seule. Ils en sont cependant les lecteurs les plus nombreux et les plus assidus. Ils ne l’achètent pas eux-mêmes et quand ils le peuvent, ils interdisent à des compatriotes haïtiens de le faire. Leurs employés d’origine haïtienne où leurs relations obligées, tout au moins ceux qui se croient l’être, sont fortement déconseillés, et le mot est faible, de s’abonner. Exemple: un «grand» patron haïtien qui avait promis d’aider le déblocage d’un numéro que nous n’arrivions  pas à sortir pour des raisons financières, promesse faite devant des autochtones qui selon des compatriotes étaient des fonctionnaires réalisant quelques travaux manuels au noir pour le mon sieur, non seulement n’a pas tenu sa promesse, ne me dit plus bonjour de-puis cette demande. Vu les problèmes que ce patron a connus plus tard avec les services des impôts, je me demande ce qu’il doit penser de ses amis au-jourd’hui. Peut être lui avaient-ils apporté un petit chien en peluche  sur son lit d’Hôpital !  

     Les commanditaires : Au départ, 4 courageux s’étaient lancés, mais ce fut pour une très courte durée. Ils refusaient même que je dépose dans leur com merce des exemplaires gratuits à offrir à leurs clients. A voir leur tête, sauf une,Ils étaient visiblement gêné de recevoir le journal, ils n’étaient pas abon nés et ne recevaient le feuillet qu’à cause de leur publicité.  Pour le trimestriel, il m’a été suggéré avec insistance de démarcher un auto chtone, qui, paraît-il, ne refuse jamais  son aide aux haïtiens. Il m’a fait bras ser de l’air pendant 2 mois avant de me conseiller gentiment de le rappeler à un moment selon lui plus propice.  

     

    Le blog :Le marquage est aussi serré sur le net, nous avons un blog. A no tre grande surprise, un drapeau haïtien s’est immiscé comme fond de page, nous avons eu tout le mal du monde à l’effacer… Pire, nous avons-nous mê mes réalisé l’expérience d’aller une dizaine de fois en une même journée su r le blog en une dizaine de points d’accès Internet différents dont des cyber-cafés et des ordinateurs d’amis : peine perdue, il affiche imperturbablement  : «1 visiteur aujourd’hui », très rarement 2. Des correspondants étrangers nous assurent souvent de leurs visites et discutent quelques fois de nos arti cles avec nous par d’autres voies. Ils n’ont aucun autre moyen de lire les articles concernés si ce n’est le blog, jamais leur IP ne figure sur la liste quand nous la vérifions. C’est toujours un IP situé au La mentin, le même à chaque fois, qui apparaît comme unique visiteur.  

     

    Aspect global : Les élites de cette île, dans leur grande majorité, sont contre le principe même de la publication d’un journal haïtien ici. Bien que nous répondions à tous les critères légaux qui régissent un journal, jamais nous ne sommes invités par les autorités à quelque manifestation que ce soit, même pas à la remise des papiers aux nouveaux naturalisés. Nous ne serons pas découragés, car nous savons que celui qui ne veut pas que nous nous donnions les moyens de nous défendre, n’est pas un ami.  

     

    Allez les gars, courage, la bataille sera longue avec votre défaite au bout. La justice et le bien finissent toujours par triompher. De toute façon,  H ! sa ka fêt, sé yon ti landeng.

     

     

     

     

     






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