Les états généraux à la Martinique et les haïtiens
11/05/2009 16:26
Impulsés par le Président de la République française, Mr. Nicolas Sarkosy, Les états généraux vont bon train à la Martinique, notamment, no-tre portion de France, pour tous les haïtiens naturalisés français résidant dans ce département. Une fois de plus, ce n’est pas notre débat. Mais nous sommes concernés.
Nous n’avons pas été pris en compte dans cette affaire, nous ne le se-rons sans doute pas. Il est pourtant vital que nous y participions, car nous sommes coincés entre le marteau et L’enclume. D’une manière ou d’une au tre, il nous faudra en sortir. Notre droit de vote fait que les naturalisés soie nt considérés comme des compétiteurs par les autochtones. Il suffit de pren dre pour preuve l’arrogance et les basses manœuvres dont nous sommes victimes quand il nous faut renouveler nos documents administratifs.
D’un autre côté, nous n’avons droit à aucune représentation singuliè re dans ce débat. En tant que français, nous ne pouvons qu’être mis dans le même panier que tous les français non autochtones d’ici. Ce qui ne nous dispense pas du devoir de rappeler à nos représentants légaux et finalement naturels, les spécificités de notre sous groupe.
Les natifs d’ici incitent pour notre départ, voire le réclament. Je doute fort qu’en cas de départ obligé, bien que ce ne soit pas à l’ordre du jour, nos compatriotes des climats tempérés nous embarquent avec eux pour aller vi-vre en Bretagne, dans l’Aveyron, dans le Limousin ou ailleurs chez nous, en France, avec eux.
Français de l’étranger ou compatriotes papillons : Quel dilemme ?
Il n’y a pas que les haïtiens naturalisés ici. Il y a aussi les rési-dents. Nous n’avons aucune donnée statistique sur le sujet, mais il nous semble, de visu, qu’il s’agit là de la composante la plus nombreuse de notre fraction communautaire. « Eux », devraient être représentés par le Consulat Général d’Haïti, c’est-à-dire qu’ils sont mal barrés,pas en meilleure posture que nous. Nous leur suggérons de rappeler à l’état français qu’ils sont ici sous sa protection et que leur droit de résidence en est tributaire.
Finalement, notre association, naturalisés et résidents, paraît couler de sour -ce. Et pourtant, ce calalou a des os.
En conclusion, les haïtiens, résidents et naturalisés français, doivent faire attention à ce qui se décidera dans les«états généraux » afin de parer à tou-tes dérives décisionnelles dont ils pourraient en être les victimes. S’il y en a qui veulent s’en aller, bon vent ! Mais ceux qui resteront, doivent être prêts à se défendre dans toute la profondeur et la largeur des lois régissant la République française.Albert Bertili