Depuis les années 1990, des caraïbéens essaient de créer sur Haïti un marché de produits français générale-ment usagés, au départ des Antilles françaises. En Martinique, c’est un honnête marin martiniquais qui s’y était lancé le premier, associé à un haïtien de Guadeloupe. Des haïtiens de Martinique ont ensuite pris la relè-ve, tous seuls.
Pour l’année 2007, surtout en novembre et décembre, 4 groupes d’entrepreneurs promettaient de faire partir des bateaux pour Haïti. Cette fois-ci, un français blanc s’y était même mis de la partie, mais lui, contrairement aux 3 autres, ne transportait pas de voiture. Mais aussi, des martiniquais au nom connu du public était à la tête de l’un des groupes sur la ligne de départ. Aucun des quatre bateaux promis, n’a quitté le port. Entre temps, des candidats clients s’étaient inscrits, avaient versé de l’argent, on parle de soixante milles(60 000)euros ramassés par un seul des 4 groupes et ce ne serait pas lui qui aurait fait la meilleure recette.
Depuis les années 90 jusqu’au dernier bateau parti, aucune des tentatives n’a été un succès. Après deux ou trois ans d’annonces de départs ajournés un raffiot finissait par venir à Fort-de-France sans arriver à toucher un port d’Haïti. Même de l’un d’eux qui réussit toujours à accoster les deux bords, on dit que les marchandi ses restent tellement longtemps dans les conteneurs, qu’elles finissent par pourrir avant livraison à leurs pro priétaires en Haïti.
Je m’adresse ici aux autorités françaises:cela ne nous servira à rien de défendre la francophonie dans ces pa-ges, si les produits de l’industrie française ne suivent pas la même dynamique.