Charles Pierre-Jacques est un universitaire d’origine haïtien ne, naturalisé canadien. Il est notamment détenteur d’un doctorat en sociologie de l’éducation obtenu à
la Sorbonne
, Paris. Il voulait couler des jours heureux à
la Martinique
, retraité qu’il est maintenant après avoir enseigné dans plu-sieurs universités canadiennes et même dirigé des program mes d’étude financés à
la Martinique
par le gouvernement canadien, à Fonds St-Jacques. Mais Charles est en train de faire l’expérience de l’haïtiannité difficile à ses dépens. Le 27 mai sur ATV, il était venu raconter ses déboires avec la préfecture de
la Martinique
pour l’obtention d’un permis de séjour. Il a selon nous plus desservi sa cause qu’autre chose. Son discours était confus, sa voix souvent inextricable, ses propos s’apparentant d’avantage à des injures plutôt qu’à une plaidoirie de défense. Pour l’avoir entendu ailleurs et dans des circonstances plus sereines, nous savons ici que son langage et sa voix peuvent être tout à fait conformes à la sa tisfaction d’un auditoire. Mais c’est vrai qu’il les accompa gne automatiquement d’un gestuel théâtral qui fit dire à l’a mi qui m’avait signalé sa présence à la télé ce soir-là, que Charles a un côté guignol inquiétant.
Laissons l’apparence pour le fonds : malgré ses diplômes en sociologie, de
la Martinique
, Charles n’a rien compris. Il dit avoir rencontré Aimé Césaire en 1977 pour la 1ère fois, il a oublié de lui poser les bonnes questions. Le grand homme lui aurait sans doute enseigné qu’une tête vivant détachée de son corps, c’est un monstre. Il se croyait sans doute protéger des déboires de l’haïtiannité, couvert de sa nationalité cana dienne et de ses diplômes durement acquis, c’est raté.
H la maké nan fon-w, chal !
P.S. Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’un vi sa de séjour aurait été délivré à Charles et qu’il l’ait gentiment accepté.