Nous vous avions raconté dans un récent article comment des entrepreneurs martiniquais et haïtiens qui essaient d’ouvrir une voie commerciale entre Fort-de-France et Haïti montaient un calvaire. Cet article s’intitulait : « Ces bateaux qui n’arrivent ja mais aux ports ». Nous avons agréablement appris que l’un d’ eux parti le 20 juin de Fort-de-France était finalement arrivé sans problème à Port-au-Prince et des clients ont confirmé que les biens avaient été livrés aussi sans problème particulier. Félicitations à ces messieurs. Nous sommes ravis pour ceux qui les avaient choisi.
Un autre armateur, martiniquais, qui était lui aussi sur la ligne de départ, a déclaré forfait pour des raisons administratives ad jacentes, ne concernant pas directement son voyage commercia l. Il dût s’adapter. Il expédia les biens en sa possession par con teneur, sur une ligne régulière. Mais là, les problèmes n’ont pas failli : dans ce genre de « coup », quand des martiniquais sont les organisateurs, ils prennent des assesseurs haïtiens. Dans ce lui-ci, le martiniquais ne s’est pas rendu à Port-au-Prince. Ses assesseurs seulement y sont allés. Il s’agit d’une femme à la ré putation douteuse et un délégué de dernière minute qui s’est dé voué. Un client bafoué témoigne que l’entrepreneur aurait ra massé une douzaine de milliers d’euros des clients qui ont payé rubis sur ongles pour le transport et les frais de dédouanement, depuis
la Martinique. Le délégué de dernière minute avait reçu mille (1000) euros (sûr) pour payer les frais de douane. Arrivé à Port-au-Prince, problème administratif, le délégué n’a aucun pouvoir sur le conteneur puisque tout l’enregistrement a été fait au nom du martiniquais qui est resté à Fort-de-France. Une pro curation fut demandée et envoyée. 2ème problème, le nom sur la procuration n’est pas conforme au nom porté sur les papiers au enregistrés à Fort-de-France. En fait, le martiniquais a un nom de famille composé, sur la procuration, il n’a mis que la premiè re partie de son patronyme. La procuration lui est retournée pour correction et il se fâche : Comment les autorités haïtiennes osent-elles contester un document établi à
la Martinique ? Fusti gea t-il. Entre temps, les mille (1000) euros remis au délégué se sont révélés n’être qu’une goutte d’eau comparée au coût réel des frais de douane. Mais un client au bras long, résident à
la Martinique , parti en Haïti récupérer des effets qu’il avait expé -diés dans le conteneur, a payé tout le montant réclamé par la douane, avec l’accord du délégué, il apporta le conteneur, rem pli, à son domicile, récupéra ce qui lui appartenait en nom pro pre et exigea le remboursement des frais afin de rendre le reste des biens à leurs propriétaires, eux aussi, présents en Haïti pour un grand nombre. Et là, les lignes téléphoniques entre Port-au-Prince et Fort-de-Fran ce se sont mis à chauffer. Les clients doivent à nouveau payer les frais de douane qu’ils avaient déjà acquittés à Fort-de-France, augmentés des frais personnels du délégué, lequel est un membre éminent de l’Association des Haï tiens de
la Martinique (ADHM), il est aidé dans sa démar-che par l’éminence grise de la même association qui se démène comme un beau diable, en accompagnant l’entrepreneur marti niquais auprès des clients haïtiens pour les encourager donc à payer 2 fois les frais de douane, tandis que la dame, la première assesseur, depuis Haïti, appelle ces mêmes clients pour leur de mander à lui prêter de l’argent pour qu’elle puisse réunir la somme réclamée pour la récupération des biens, en attendant qu’ils se décident à payer.
Si dans ces affaires de bateaux entre la fraction communautaire haïtienne d’ici et Haïti, la compétence des affairistes est douteu se, elles souffrent aussi de la mauvaise foi de gens qui font tout ce qu’ils peuvent pour appauvrir encore plus nos membres avec la complicité à bon marché de nos apprentis vendeurs de pays, les h de petite vertu.